Lausanne – L’Église adventiste de Lausanne a accueilli une journée de formation dédiée à l’École du Sabbat (EDS), le 22 février avec un objectif clair : repenser en profondeur un pilier central de la vie d’Église.
Animée par Florian Ristea, la rencontre a réuni responsables et animateurs et animatrices autour d’un constat partagé : l’EDS traverse un enjeu de vitalité et de pertinence.
Une réalité qui interpelle
Les données présentées durant la formation dressent un tableau contrasté. Dans certaines analyses, moins de la moitié des membres participent régulièrement, avec une moyenne d’environ 11 participants par classe, dont seulement quelques-uns réellement actifs.
À échelle plus large, certaines études évoquent même des taux de fréquentation autour de 27 %, révélant un décalage significatif entre membres inscrits et participants.
Une question s’impose : l’École du Sabbat répond-elle encore à sa mission ?
Excellence ou médiocrité : un choix personnel et collectif
L’un des messages forts de la journée repose sur une opposition marquante : celle entre excellence et médiocrité.
L’excellence se caractérise par une vision large, la volonté de progresser, la prise de risques et une motivation intérieure durable.
À l’inverse, la médiocrité s’installe dans le confort, la peur du changement et une implication minimale.
Un message résume cette tension : “N’importe qui peut enseigner… mais seuls les passionnés deviennent exceptionnels.”
Une École du Sabbat à évaluer
La formation propose des critères concrets pour distinguer une EDS dynamique d’une EDS en difficulté.
Une classe « fonctionnelle » se reconnaît notamment par une participation active, une présence de visiteurs, des échanges centrés sur la Bible, un climat relationnel positif, une vision missionnelle claire et surtout une volonté accrue et un appel aux animateurs et animatrices d’être prepare.es pour le rendez-vous recurrent du Sabbat.
Des leviers pour relancer la dynamique
Plusieurs pistes ont été proposées: renforcer la formation des animateurs, favoriser l’interaction, structurer les rencontres et développer une culture d’accueil. Objectif final : attirer, accompagner et former des disciples engagés.
Une vision missionnaire réaffirmée
Plus qu’un programme, l’EDS est redéfinie comme un lieu de formation, d’intégration et de mobilisation. On ne vient plus seulement pour apprendre, mais pour être préparé à la mission. Un appel à l’engagement par le biais duquel chaque participant et participante est invite.e à s’impliquer personnellement. Une École du Sabbat vivante commence par des acteurs engagés.
Conclusion
Le défi de l’École du Sabbat n’est pas seulement organisationnel — il est spirituel et relationnel.
Le choix reste ouvert: continuer par habitude ou avancer vers l’excellence.
Donato STASI