Pour le 500ème anniversaire de la Réforme

Dagmar CLOTTU, piano
Dimanche 7 mai 2017 à 17h30
Eglise adventiste de Bienne,
ch. des Ecluses 33

Soutenu par la Ville de Bienne, le  « Pour-cent Culturel Migros » et la « Fondation Vinetum »

 

Le dimanche 5 mars 2017, une aventure unique a débuté en Suisse pour cette année, l’intégrale du Clavier bien tempéré de Bach. On ne sait quels superlatifs choisir pour ce monument qui avait été considéré par Hans von Bulow comme l’Ancien Testament des pianistes, les 32 sonates de Beethoven étant bien entendu le Nouveau.

48 préludes, 48 fugues, donc un total de 96 morceaux avec pour chacun, prélude ou fugue, un matériel thématique différent. Aucun prélude ne ressemble à un autre, aucun sujet de fugue à un autre. Malgré des constructions contrapuntiques très savantes, elles disparaissent au profit de la musique pure et des atmosphères que Bach crée dans des pièces qui étaient pour lui une sorte de publicité pour l’instrument tempéré, tel que nous le connaissons aujourd’hui.

Tous les compositeurs après Bach l’ont considéré comme un modèle (un père) et un des leurs. Les classiques l’ont taxé de classique, les romantiques se le sont appropriés, les modernes de même et les musiciens de jazz se sont emparés de ses thèmes sans que cela choque. Bach sait être chantant, savant, rythmé, triste, joyeux, désespéré ou glorieux, et j’en oublie. Il ni y a aucun déchet dans cette production gigantesque où tous les instruments sont représentés, avec une part royale à l’orgue.

Bach est l’aboutissement de toute la musique jusqu’à lui et le départ de tout ce qui a été produit jusqu’à nos jours, en passant par Liszt.

Cette sorte d’absolu se retrouve dans son écriture où ne figure pratiquement aucune indication dynamique, aucun tempo et pas de phrasé, legato ou staccato.

Depuis qu’on joue Bach, quantités de styles foisonnent. Rien n’est tout à fait faux, rien n’est tout à fait juste. Personnellement, je choisis un Bach chantant avant tout, donc, un Bach qui respire. Puisque je le joue au piano, je n’essaie pas d’imiter le clavecin, et j’exploite toutes les possibilités de nos pianos modernes pour le rendre convainquant et proche de chaque mélomane.

Puisque Bach n’en imaginait pas une intégrale, j’ai choisi de jouer les pièces dans un ordre « musical » personnel. J’espère donc que cette intégrale vous plaira!

Dagmar Clottu

 

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